Titulaire:
Les perles du faso
Direction:
lesperlesdufaso.com
Description:
Au Burkina, l\'association soutient un centre de formation pour jeunes filles, qui leur permet d\'apprendre la couture afin de trouver un moyen de subvenir à leurs besoins.
Sujet:
burkina, association, formation, aide, association
Langue:
fr
Auteur:
Vincent Duprez
Date de création:
2014-01-08

Qui sommes nous?

Les Perles du Faso est une association liévinoise, par Cédric et Lamoudi Labesse, dont le but est de venir en aide aux filles-mères du Burkina.

La video du centre.*

L'association les Perles du Faso a été fondée en 2005 par Lamoudi Labesse et son mari. Lamoudi, originaire du Burkina, souhaitait venir en aide aux jeunes femmes de son pays, afin de leur permettre de subvenir dignement à leurs besoins.
Elle soutient à sa création un centre de formation à la couture à Ouagadougou, la capitale. Cinq jeunes femmes seront diplômées. En 2009, l'association délocalise son action à Kompienga, en province, aux confins du Burkina Faso, du Togo et du Bénin. Là bas, l'association peut mener une action de prévention, offrant aux jeunes femmes une formation qualifiante qui leur permet de trouver un emploi sur place au lieu de quitter la campagne pour la ville, où elles espèrent parfois trouver un avenir meilleur mais ne rencontrent souvent que précarité.
En 2012, l'association finance la construction d'un centre de formation de deux classes, sur un terrain donné par un notable de la ville de Kompienga.

En juin 2013 et juin 2014, le Centre diplôme ses premières promotions. En juin 2014, 8 élèves présentent également un examen d'état, le CQP (certificat de qualification professionnelle) ; ils sont tous reçus et les trois premiers admis sur la province viennent du Centre de Formation à la couture de Kompienga.
En 2014-15, l'équipe d'encadrement et de formation est élargie. Le Centre de formation à la Couture signe un partenariat avec le FAFPA (Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage, Burkina Faso ).

Pour l'année 2015-16, les projets de l'association sont les suivants :
• Continuer à accompagner la croissance du Centre de Formation à la couture
• Sécuriser les abords du centre (en clôturant le terrain)
• Démarrer une activité de garderie
A terme, l'association envisage l'ouverture de centres de formation pour jeunes femmes dans d'autres régions du Burkina Faso, et également l'ouverture d'un centre d'hébergement pour jeunes filles fuyant le mariage forcé.

 

SITUATION DES JEUNES FEMMES AU BURKINA FASO

Au Burkina Faso, l'un des pays les plus pauvres de la planète, et malgré des évolutions positives ces dernières années, les écarts entre filles et garçons sont toujours importants. Ainsi, si en 2013, le taux d'alphabétisation chez les garçons de 15 à 24 ans est de 46,7%, il est de 33% chez les filles du même âge.
Par ailleurs, toujours selon les statistiques de l'UNICEF, 10% des enfants au Burkina Faso sont mariées avant l'âge de 15 ans, et 51,6% le sont à 18 ans. Il s'agit bien évidemment essentiellement de filles. 28% de ces filles sont déjà mères à 18 ans.
Les jeunes filles n'ont pas leur mot à dire en ce qui concerne le mariage précoce, et celles qui veulent y échapper se trouvent dans une situation très difficile, isolées de leur famille dans une culture où le lien familial est très important, sans formation, comme on l'a vu plus haut, et donc sans ressources.
Dans ce contexte, et aussi dans celui d'un exode rural (71,2% de la jeunesse rurale vers les villes perçues comme lieu d’acquisition d’un mieux être social et économique), les jeunes femmes une fois en ville se retrouvent confrontés à des difficultés inattendues (problèmes de logement, de nourriture, et de travail)1. Elles sont la proie facile de la prostitution, dans un pays où sévit le VIH.
C'est pour leur permettre de subvenir dignement à leurs besoins que l'association a décidé de leur proposer une formation professionnalisante. En agissant en province, notre objectif était également de limiter l'exode rural et de permettre à ces jeunes femmes de s'installer « chez elles ».

La formation à la couture offre aux jeunes femmes des compétences qui leur permettent de répondre à une demande locale existante (en effet, le marché de la confection est un marché porteur en Afrique de l’Ouest).
D'autres formations seront proposées par l'association à l'avenir (tissage de pagnes, fabrication de savons, etc.) Dans tous les cas, il s'agit de former les jeunes femmes à une profession qui aura des débouchés localement et non pas à l'exportation, afin d'assurer une autonomie à terme.

* Montage: Agnès Delalande, Composition musicale originale: Stéphane Delalande